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Dragan
Lekic
Rroms
Rroms de Serbie.
Complètement marginalisés, la plupart des roms vivent autour de Belgrade dans d’immenses bidonvilles ou dans des habitations précaires. Beaucoup font « leurs courses » dans les décharges où on peut trouver de tout : on y déniche de quoi s’habiller, on y trouve des objets pour la maison. Certains y prennent aussi des restes alimentaires. Mais pour avoir le droit de fouiller dans la grande décharge situé à quelques kilomètres de Belgrade, il faut payer un« loyer ». Les Roms y ramassent cartons, verres, canettes en aluminium, plastiques, objets divers… tout ce qui pourra être revendu. Le week-end venu, ils vont au grand marché Buvljak, situé dans le nouveau Belgrade pour vendre leurs trouvailles. D’autres conduisent des carrioles et fouillent les poubelles de la ville entière pour y ramasser toutes sortes de choses. Ils revendent ensuite des cartons d'emballage auprès d'usines de recyclage. C’est une sorte de tri sélectif, version Serbo-Tsigane.
Tradition lors d'un enterrement chez les Rroms serbe vivant en France.
On met dans le cercueil des objets personnels du défunt, même s'ils avaient une certaine valeur : bagues, boucles d'oreilles, montres, violon, pipe, cigarettes, lunettes, petite bouteille d'alcool, cartes. La famille met dans les mains ou dans la poche du défunt de l'argent (pour les dépenses du défunt, au cours de son long voyage). Entre la mort et l'enterrement, la famille veille sur le défunt.
La veillée a ses règles strictes : on discute, on raconte des histoires de la vie du défunt, il est interdit de chanter, danser, trinquer. Avant de boire son premier verre, chacun en verse d'abord un peu par terre (à la mémoire du défunt).