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Guillaume
J. PLISSON
Dignitas : Ici on meurt sur ordonnance
Fondée en Mai 1998 par deux anciens membres d’Exit, Dignitas est la seule structure à proposer l’assistance au suicide aux non résidants suisses. En 2006, 78 % des accompagnements concernaient des étrangers et le nombre de demandes ne cesse de croître depuis leur récente médiatisation. Au terme d’un protocole strict : adhésion et étude du dossier médical. Un médecin évalue au cours d’un entretien les motivations du candidat malade et prescrit ou non la dose létale. A partir de ce moment le malade peut venir mettre fin à ses jours dans l’appartement loué par l’association quand il le désire. Lourdement condamnée dans la plupart des pays européens, l'assistance au suicide pour des motifs non-égoïstes n'est pas punissable en Suisse ( Article 115 du code pénal Suisse ). Le malade signant la déclaration de suicide uniquement lorsqu’il est dans l’appartement, il dépend alors de la loi suisse.Mais les choses se compliquent par avec les cas d’assistance de malades psychiatriques révélés par l’enquête du parquet de Zurich. Car, en cas d’incapacité de jugement du malade, l’aide au suicide apportée par Dignitas serait assimilable à de l’euthanasie active. Une pratique considérée comme un homicide par le Code pénal suisse.Le ministère public multiplie dès lors les contrôles, autopsies, et études des dossiers médicaux jugés parfois insuffisant, afin d’obliger les politiciens à suspendre les activités de l’association dans le canton. Une menace qui entraîne une multiplication des accompagnements et des demandes d’aide adressées à l’association.
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